Les membres fondateurs de l’Ecole des Roches ( Verneuil sur Avre /Eure/Normandie)

Vue cavalière de l’Ecole des Roches

« Je crois devoir faire connaître les noms des premiers souscripteurs qui ont bien voulu se joindre à moi pour constituer la capital initial de la société et qui méritent le titre « de fondateurs de l’Ecole ». Ce sont : «Messieurs : Le Vicomte Eugène Vaillant de Glatigny, Alfred Firmin-Didot, Le Vicomte Ch. de Calan, Paul Lebaudy, Pierre Lebaudy, Jules Sigfried, Marc Maurel, Edouard H.Krafft, Olivier Benoist, Olivier Senn, Georges Pierre Raverat, Edmond Marey, P. Lebouteux » E. Demolins tiré de L’Education Nouvelle paru en Novembre 1898 Imprimé et édité  par Firmin Didot et Compagnie Paris 

Edmond DEMOLINS né en 1849 à Marseille et mort à Caen en 1907
L’Education nouvelle Automne 1898 -E.Demolins-

L’Ecole des Roches fête ses 120 ans cette année, elle ouvra ses portes pour la première fois à la rentrée 1899. A cinq jours de sa fête annuelle, Vous découvrirez ci-après l’identité des fondateurs de l’Ecole des Roches qui lui permirent d’exister et de fêter ce jubilé. Ses deux soeurs anglaises qui ont servi de modèle à Edmond Demolins pour construire L’Ecole des Roches, Abbotsholme qui fête ses 130 ans cette année et Bedales de 4 ans sa cadette continuent à enseigner sur le modèle des Ecoles Nouvelles nées à la fin du 19 eme siècle. La visite de ces deux Ecoles dernièrement, rappellent les ambiances rencontrées à L’Ecole des Roches et à Salem, en Allemagne, le lien familial est certains et fondé sur une ambiance sportive quotidienne, un « must » qu’il convient de faire perdurer ou de retrouver afin de rester fidèle à l’idée des Ecoles Nouvelles ….

L’Ecole Abbotsholme en Angleterre ouverte en 1889
L’Ecole Bédales en Angleterre ouverte en 1893

Le Vicomte Eugène Vaillant de Glatigny

Né le 7 mars 1846 au (Le) Bec Hellouin  27052 Eure Haute normandie . Décédé en 1910.

Il deviendra maire de Verneuil sur Avre.

Le Château des Roches sur 23 hectares à son achat en 1898. Il deviendra après son agrandissement avant l’ouverture de l’Ecole en 1899 la Maison du Vallon

Il achète la propriété des Roches  dit Chateau des Roches  qui  ne compte comme immeuble que ce qui deviendra le Vallon et les 23 hectares d’’Herbages et de Bois. Il achète la propriété pour que Edmond Demolins passe de l’idée à la réalisation. Ce sera en quelque sorte le premier apporteur au capital de la Société de l’Ecole Nouvelle qui sera créée au Printemps 1899 et celui qui poussa Edmond Demolins à  crée l’Ecole des Roches . L’achat se fait en Septembre 1898, en Novembre 1898 paraît le livre de Edmond Demolins « L’Ecole Nouvelle » qui annonce son ouverture pour Octobre 1899.

Alfred Firmin-Didot

Né le 8 février 1828 à Paris et mort au Château d’Escorpain (28) le 15 septembre 1913

Dossier de Légion d’honneur 20 octobre 1878, Archives nationales, LH/773/49.
© copyright CTHS-La France savante.

« La famille Didot est une dynastie d’imprimeurs, éditeurs et typographes français qui commence au début du XVIIIe siècle. C’est la famille Didot, qui, au dix-huitième et au dix-neuvième siècle, occupe si dignement la place tenue au seizième siècle, dans la typographie française, par la famille des Estienne. » Pour découvrir la lignée des Didot , leurs inventions et reconnaissance par le pouvoir royal un clic ici

La dynastie débute avec François Didot (1689-1757) qui est le premier imprimeur de cette famille. Avant de devenir imprimeur en 1754, il ouvre sa librairie « À la Bible d’Or« , à l’angle du quai des Grands-Augustins et de la rue Séguier, à Paris.

Milieu 18 eme siècle la librairie « À la Bible d’Or« , à l’angle du quai des Grands-Augustins et de la rue Séguier, à Paris.

Cette dynastie se perpétue au travers de Alfred Firmin-Didot (1828-1913), fils d’Ambroise, imprimeur éditeur, qui succède à son père et à son oncle. Il fait partie en 1899 du petit groupe des fondateurs de l’Ecole des Roches à Verneuil sur Avre. Ami de Demolins, la revue de ce dernier avait pour siège social celui des éditions Firmin-Didot au 56 rue jacob à Paris (anciennement le 24) où était déjà installé Fimin Didot le grand père, à partir de 1810.

Château d’Escorpin demeure de Alfred Firmin-Didot dans l’Eure et Loire à la frontière du département de l’Eure et non loin de Verneuil sur Avre: géolocalisation ici

L’histoire des Didot « tournez les pages …. »


Le Vicomte Ch. De Calan (1869-1944)

Né le 26 avril 1869 à Ernée décès en 1944

Docteur en droit.
Membre de plusieurs sociétés savantes.
Camérier secret de cape et d’épée de S.S. Pie X.

Membre

Paul Lebaudy

Paul Lebaudy
né le 4 juillet 1858 à Enghien
et mort le 17 octobre 1937 au château de Rosny (Rosny sur Seine)

Paul et Pierre (voir ci-après) sont deux frères et cousins germains de Juliette Demolins, la femme d’Edmond Demolins. Tous issus de la famille Lebaudy qui est à la tête de la société sucrière « Raffineries et Sucres Lebaudy Frères » cliquer ici,

Paul est député de la circonscription de Mantes (78). il succède à son père, Gustave Lebaudy, comme député de l’arrondissement de Mantes-la-Jolie. Il est élu pour la première fois le 16 février 1890 et est réélu les 20 août 1893, 8 mai 1898, 27 avril 1902 et 6 mai 1906.

Les deux Frères sont des entrepreneurs pionniers dans l’aérostation. Dans le courant de l’année 1899 (une année importante), Paul et Pierre Lebaudy se rendirent compte, en étudiant les progrès de l’industrie automobile, que les moteurs légers produits par cette industrie devaient avoir rendu possible et pratique la solution du problème de la navigation aérienne. ls étudièrent alors cette question si intéressante avec M. Julliot, l’ingénieur directeur technique de leur raffinerie. Après de longues études et de nombreux essais de propulseurs., de moteurs, etc., MM, Lebaudy purent faire essayer, en 1902, dans le hangar qu’ils avaient fait construire près Bonnières (S.-et-O.), sur le plateau de Moisson un ballon dirigeable., plus léger que l’air, qui donna d’excellents résultats.

Le 12 novembre 1903, le Jaune (modèle dirigeable Lebaudy de couleur jaune), piloté par Georges Juchmès, décolle de Moisson et parcours 60Km en 1h41 pour atteindre le Champs de Mars. Très vite les spectateurs curieux envahissent l’Esplanade.

C’est, en effet, le premier dirigeable qui ait pu réaliser une vitesse supérieure à 10 mètres ; c’est le premier qui ait pu emporter,, avec quatre personnes, un moteur à essence de quarante chevaux,, approvisionné pour quinze heures de marche d’essence et d’eau, et cela dans des conditions d’équilibre et de stabilité qui ont été qualifiées de « merveilleuses ». 

L’armée Française s’intéressera au dirigeable des frères Lebaudy.
Les deux frères réunis sur cette CPA (chapeaux melons) qui attendent le Ministre de la guerre Maurice Berteaux ( 1904, 1905 et 1911) pour un essai du dirigeable Lebaudy ..
Ce dernier décèdera accidentellement le 21 mai 1911
, à l’âge de 58 ans, sur le terrain d’aviation d’Issy les Moulineaux dans un crash , lors de la course d’aviation Paris-Madrid.

Musée aeéonautique Lebaudy cliquez ici

Les Lebaudy pour le grand bonheur de Domusbook ce sont aussi des belles demeures aussi bien pour Paul que Pierre.

Paul héritera de son Père du château de Rosny où il y mourra en 1937. Ce dernier lui avait redonné ses lustres d’antant depuis son achat en 1869 ( voir ci-apres lien histoire du château de Rosny)

Chateau de Rosny

Histoire du Château de Rosny cliquez ici

Histoire 2 du Château de Rosny cliquez ici

Chateau de Rosny

H

Paul Lebaudy fera construire un hôtel particulier au 15 Av Foch à Paris qui sera occupé par l’Ecole Nationale de la Marine Marchande à partir de 1946 et détruit pour la construction d’un immeuble moderne. L’édifice est d’une qualité impressionnant l’ intérieur est des plus impressionnant.

Hôtel particulier Lebaudy 15 Av Foch Paris, aujourd’hui détruit.
Photo 1920 Hôtel Lebaudy 15 av Foch Paris Escalier Hall
Photo 1920 Hôtel Lebaudy 15 av Foch Paris Cheminée monumentale
Photo 1920 Hôtel Lebaudy 15 av Foch Paris
Photo 1920 Hôtel Lebaudy 15 av Foch Paris Hall
Photo 1920 Hôtel Lebaudy 15 av Foch Paris Salon
Photo 1920 Hôtel Lebaudy 15 av Foch Paris Salon de musique
Photo 1920 Hôtel Lebaudy 15 av Foch Paris Salon de musique
Photo 1920 Hôtel Lebaudy 15 av Foch Paris Salle à manger

Pierre Lebaudy

Pierre Lebaudy né le 6 octobre 1865 à Versailles et mort accidentellement le 1er Aout 1929 à « Le Mas » sur la commune de Saint Maur (cher) .

Pierre Lebaudy est le frère de Paul (vu ci-avant ) et le cousin de juliette Desmolins née Lebaudy. Ce dernier disparait dans un accident de voiture en 1929 au « Le Mas » sur la paroisse de Saint-Maur dans le cher. Évènement rapporté par une verrière historiée par Roger Desjardins, peintre verrier Angers, 1930, dans l’église de St Maur (cher).

Verrière historiée par Roger Desjardins, peintre verrierAngers, 1930, dans l’église de St Maur (cher). Un aumônier et un brancardier de la grande guerre (14-18) assistent aux derniers instants de leur compagnon.
( Tiré de In Situ , revue des patrimoines)
Pierre Lebaudy bien qu’ayant dépassé en 1914 l’âge d’être mobilisé en tant qu’ officier de réserve, s’engage pour servir en tant que capitaine à l’état-major d’une division territoriale d’infanterie


et c’est sa femme Marguerite Luzarche d’Azay (1871-1962) qui honorera l’engagement ce ce dernier à financer le Sacré Coeur de Gentilly , église dédiée aux étudiants de la Cité Universitaire Internationale de Paris dans le 14 eme arrondissement en face du parc Montsouris. Ce qui sera fait avec son édification de 1933 à 1936.

Sacré Coeur de Gentilly édifié en 1936

Avec son frère , il animera l’entreprise d’aérostation au travers de leurs Balons dirigeables. En 1900, il fera édifier par l’architecte Ernest saison à l’angle de la rue François premier (N°55-57) et l’avenue Georges V (N°40), à Paris, un hôtel particulier qui sera détruit en 1962.

Emplacement de l’Hotel Particulier Lebaudy construit 1900 et détruit en 1962
où se trouve depuis à l’angle de la rue François premier (N°55-57) et l’avenue Georges V (N°40 à Paris, l’immeuble Bulgary

Nous n’avons pas retrouvé pour l’instant de photos de cet immeuble , nous comptons sur la plateforme Domusbook pour que cet hôtel soit photographiquement retrouvé, pour le plaisir et la curiosité de tous. L’architect, Ernest Sanson qui édifia l’hôtel a réalisé quelques édifices qui aujourd’hui force le respect comme l’Hotel de Breteuil à Paris. L’Hôtel contiendra des pièces de grandes valeurs historiques et artistiques qui aujourd’hui sont au musée du Louvre à Paris .

Jules Sigfried,   (  sénateur et ancien Ministre)

Jules SIGFRIED

Jules Sigfried a marqué l’histoire du début du 20 eme siècle avec en autre sa participation active à la mise n place ce qui deviendra l’office des H.L.M (Habitation à loyer modéré). et qui perdurent encore aujourd’hui .

Nous prendrons soin de developper son histoire personnelle plus encore dans un second temps.

Marc Maurel (Armateur à Bordeaux)

Marc MAUREL

Né le 14 juin 1826 à Audivert, canton de Mazamet (Tarn). Fils de Pierre MAUREL et de Mademoiselle de CARRAZAL. Marié à Jeanne Marie Eugénie LÉON.

Deux enfants :
– Paul (propriétaire du château Belle-Assise et maire de Carbon-Blanc de 1896 à 1902 et de 1913 à 1925 – marié à Marie Élisabeth de CALBIAC)
– Marguerite (mariée à Albert Jean Pierre LARCHER)

Décédé à Bordeaux le 16 juillet 1911.

D’abord associé de la Maison MAUREL et PROM, il la quitte pour fonder, avec ses frères (Urbain et Pierre), la Maison MAUREL Frères qui deviendra une importante maison bordelaise d’armement ( bateaux). Il vécut 16 ans au Sénégal. Il avait d’importantes relations avec ce pays et la côte occidentale africaine.

En 1852, pendant son séjour dans cette colonie, il fit signer une pétition pour demander la liberté de commerce sur le fleuve Sénégal et une protection efficace de la population de la rive gauche contre les pillages des Maures. Le Général FAIDHERBE, gouverneur du Sénégal de 1854 à 1861 puis de 1863 à 1865, fit réaliser ce programme (1854-1858). Il participa activement à l’adoption d’un régime douanier libéral à Saint-Louis (port sur une île du fleuve Sénégal) et à Gorée (île située en face de Dakar).

Revenu en France, il se fixe à Bordeaux (sa dernière adresse sera 48 cours du Chapeau-Rouge). Dès 1863, il devint propriétaire à Bassens du domaine de Bonnefon (Les Griffons). En juin 1870, il est élu Conseiller Municipal de Bordeaux. En 1870, il devint aussi membre de l’Assemblée Nationale. Il fut membre de la Chambre de Commerce de Bordeaux de 1872 à 1884. Il en fut le trésorier de 1877 à 1883 et y a été souvent nommé rapporteur. En 1884, la campagne d’opinion contre les membres de la Chambre, qui s’étaient montrés favorables au projet du canal de Grattequina, fut un obstacle à sa réélection. En septembre 1872, il propose avec Alfred DANEY à la Chambre de Commerce de Bordeaux, la fondation d’un cours d’économie politique. De l’union amicale des anciens élèves de ce cours naîtra en 1882 la Société d’économie politique dont il deviendra président, puis président d’honneur. Il fut correspondant de l’Institut, membre honoraire du COBDEN Club, et fut élu membre correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques le 13 juin 1908.
Marc MAUREL, fervent disciple de BASTIAT , qui fut un économiste réputé et écouté.

48 cours du Chapeau-Rouge Bordeau




48 cours du Chapeau-Rouge de la place de la Comédie à Bordeaux

Sous divers patronymes, il fit paraître :
– Note sur la marine marchande (1869)
– Réflexions d’un père de famille au sujet de la loi militaire (1872) – adressées aux membres de l’Assemblée Nationale
– Lettre d’un consommateur (1878) – adressée à la Commission des Douanes – Les Colonies (1882) – note adressée au Président du Conseil des Ministres

Il a également publié de nombreux rapports à Bordeaux :
– Au sujet de la rareté des matelots et des moyens qui paraissent propres à en accroître le nombre (1873)
– Réponses au questionnaire de la Commission pour le développement du commerce extérieur (1874)
– Marine marchande, questions de primes à l’armement (1877)
– Question monétaire (1881)
– Loi militaire : volontariat (mai 1882 – décembre 1883)
– Au sujet de la loi pour le relèvement des droits sur les animaux vivants et les viandes (1884)
– Résumé des vœux exprimés par la Chambre de Commerce de 1872 à 1879 au sujet du tarif des douanes
– Lettres sur la question militaire (1880 à 1884)

Ils ont dit ou écrit…

« … Partout où il est passé Marc Maurel a laissé le souvenir d’un homme d’une honnêteté parfaite et d’une droiture absolue. Sa modestie était excessive… »2

« Pas une œuvre humanitaire ou charitable, pas une entreprise utiles au bien public qui ne pût réclamer et obtenir son patronage. Il donnait pour tous et pour tout, partout et toujours, tout à la fois humblement et royalement, c’est-à-dire beaucoup et en silence… »3

1 Économiste français défenseur de la liberté du travail et du libre-échange.
2 Extrait de l’éloge de Marc MAUREL prononcé par le Président GUESTIER au début de la séance tenue par la Chambre de Commerce le 19 juillet 1911.
3 Extrait de l’article de Gabriel AMBON paru dans la Revue économique de Bordeaux en septembre – octobre 1911.

Edouard H.Krafft

Informations à venir par découverte dans fonds privés familiaux via la plateforme Domusbook.com

Olivier Benoist

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Olivier Senn (1864-1959) ( Industriel au Havre, plus exactement négociant de Coton )

Olivier Senn dans son bureau vers 1931 . Au mur : La seine à Vétheuil de Claude Monnet ( Qui est au musé MUMA du Havre désormais) et la gardienne de vaches de camille Pissaro …
MUMA, le Havre copyright

Le premier Ministre actuel de la France, Edouard Philipe,  porte le prénom de « Edouard» à cause du fils d’Olivier Senn :  d’Edouard Senn ( 1901-1992). Ce dernier ayant hébergé dans une chambre de bonne avenue Foch, le Grand père d’ Edouard Philipe pendant l’occupation, où son propre père naitra et donnera le prénom de Edouard à son fils … Edouard …. . Le Fils  Edouard Senn,  et le père Olivier Senn étaient des férus de peinture et de sculture. Ils ont participé tous les deux à l’avènement de l’impressionnisme et du fauvisme en achetant entre autre , très tôt, de « jeunes » artistes comme Monet et la création de manifestations au Havre (Le Cercle d’art moderne) qui aujourd’hui ont permis à la ville d’avoir un musée le plus fourni après le musée d’Orsay pour ces nouveaux courants artistiques  de la fin du 19 ème siècle et du  début 20 ème .  Nous reviendrons plus amplement avec des plus ample détails et explications.

Georges Pierre Raverat (1860- 1938)

Georges Pierre  Raverat est à la tête d’une entreprise importante Havraise de bâtiment,  héritée de son Père , il rencontre Edmond Demolins  lors d’une de ses conférences . Il est très impressionné par les idées de E. Demolins et y adhère . ils deviennent des amis .

Le fils de Georges Pierre Raverat, s’appelle  jacques (1885-1925), il a 14 ans quand l’Ecole des Roches ouvre ses portes en 1899. 

Edomd Demolins exigeait pour tout élève qui s’inscrivait à l’Ecole des Roches  d’avoir au préalable fait un séjour dans une Ecole à l’Etranger. Aussi bien en Grande Bretagne qu’en Allemagne.  Et cela était valable pour son propre fils Jules Demolins.

Jacques RAVARAT part en juin 1898 avec le fils de Edmond Demolins, Joseph Jules, à Bedales . Une des deux Ecoles Nouvelles en Grande Bretagne que Edmond Demolins a étudiées et visitées, servant de modèle pour la création de l’Ecole des Roches .

Jacques RAVERAT 1885-1925

Nous aurons l’occasion de revenir sur cette expérience  de Jacque RAVARAT qui sans la création de l’Ecole n’aurait certainement pas rencontré celle qui deviendra son épouse et qui relate tout cela dans un ouvrage : Gwen RAVARAT  (1885-1957) née Darwin, petite fille de Charles Darwin( 1809-1882) naturaliste et paléontologue auteur de l’ouvrage « de l’origine des espèces » paru en 1859, fille de Georges Darwin (1845-1912) astronome et mathématicien.

Gwen RAVARAT  (1885-1957) née Darwin, petite fille de Charles Darwin( 1809-1882)

Cette dernière est une artiste reconnue pour ses gravures sur bois et  Jacques Raverat pour ses peintures . Ce dernier décèdera en 1925 d’une sclérose en plaque à l’age de 40 ans.

Edmond Marey

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P. Lebouteux (ancien élève de l’Institut Agronomique ).

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Remarques : Tous ces hommes ont un point en commun  Ils sont tous membres de la Société Internationale de la Science Sociale présidée par Edmond Demolins et qui édite la revue « La Science Sociale ». Ce sont les études de Demolins en la matière au travers de sa revue et de ses conférences qui l’ont amené à conceptualiser l’Ecole des Roches pour palier à ce qu’il estimait de négatif dans le mode d’éducation en France et qui mettait en danger l’économie du pays face à ses concurrents et voisins du moment. . Il a donc décidé , suite au succès mondial de son premier ouvrage « A quoi tient la supériorité des Anglosaxons » qui lui valu d’être reçu à Buckingham Palace par la reine Victoria et aidé de ces 10 premiers membres fondateurs et amis de créer « l’Ecole des Roches » à Verneuil sur Avre.  En opposition totale avec le société Française et ses élites politiques ou intelectuelles (La presse de l’époque du Figaro à la Croix en garde encore les traces rédactionnelles en 1898) d’oser proposer un autre choix , une autre voie. Car il faut bien admettre que Edmond Demolins était tout sauf un conformiste. N’oublions pas que né Marseillais, d’origines Libanaise par sa mère et Arménienne par son père, il n’avait pas peur de se démarquer tout en usant de ses talents d’orateur que Georges Bertier, collaborateur de la première heure, directeur dès l’âge de 25 ans (Edmond Demolins toujous non conformiste avait choisi le plus jeune des professeurs car à son avis le plus apte à continuer son œuvre …  c’est ce qu’il fera dès la rentrée de 1907 à la suite du décès brutal de Edmond Demolins. ), et ce pendant plus de quarante ans (1944), se plait à rappeler dans son ouvrage publié en  1936 « L’Ecole des Roches « .

Nous reviendrons également  sur les Frères Lebaudy, cousin de la femme de Edmond Demolins, qui particpèrent « lourdement » à la souscription du capital de la Sociécé de l’Ecole nouvelle, qui ont marqué l’histoire de l’avènement des dirigeables qui justement portait le nom de « Le Lebaudy »,  sans oublier Marc Maurel important armateur de Bordeaux et tous les autres à l’exception de deux des 10 fondateurs pour lesquels nous ne retrouvons pas d’historique ….  Mais nous n’avons pas encore dit notre dernier mot.

Remarques : Tous ces hommes ont un point en commun  Ils sont tous membres de la Société Internationale de la Science Sociale présidée par Edmond Demolins et qui édite la revue « La Science Sociale ». Ce sont les études de Demolins en la matière au travers de sa revue et de ses conférences qui l’ont amené à conceptualiser l’Ecole des Roches pour palier à ce qu’il estimait de négatif dans le mode d’éducation en France et qui mettait en danger l’économie du pays face à ses concurrents et voisins du moment. . Il a donc décidé , suite au succès mondial de son premier ouvrage « A quoi tient la supériorité des Anglosaxons » qui lui valu d’être reçu à Buckingham Palace par la reine Victoria et aidé de ces 10 premiers membres fondateurs et amis de créer « l’Ecole des Roches » à Verneuil sur Avre.  En opposition totale avec le société Française et ses élites politiques ou intelectuelles (La presse de l’époque du Figaro à la Croix en garde encore les traces rédactionnelles en 1898) d’oser proposer un autre choix , une autre voie. Car il faut bien admettre que Edmond Demolins était tout sauf un conformiste. N’oublions pas que né Marseillais, d’origines Libanaise par sa mère et Arménienne par son père, il n’avait pas peur de se démarquer tout en usant de ses talents d’orateur que Georges Bertier, collaborateur de la première heure, directeur dès l’âge de 25 ans (Edmond Demolins toujous non conformiste avait choisi le plus jeune des professeurs car à son avis le plus apte à continuer son œuvre …  c’est ce qu’il fera dès la rentrée de 1907 à la suite du décès brutal de Edmond Demolins. ), et ce pendant plus de quarante ans (1944), se plait à rappeler dans son ouvrage publié en  1936 « L’Ecole des Roches « .


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Il était une fois …. Domusbook


Les, la, notre Maison.

Le terme DOMUS est très ancien. Il remonte à une étymologie indo-européenne (*dom-) qui désignait la famille sur deux générations, et tire son origine de la racine –dem-, construire.

La Domus est donc la maison familiale romaine, dont le chef de famille porte le nom de Dominus.

Le Domusbook est un programme d’organisation en réseau de nos maisons leur permettant de devenir communicantes au gré de nos envies. Ainsi la mémoire familiale sera préservée en son sein, complétée et mise à jour dès que chacun des membres du réseau Domusbook en aura l’envie, la nécessité impérieuse face au temps qui passe….. Comme l’écrit Guy Kemlin (Nais 1922-2016 – Vallon 1930-1937- X 39 – chevalier de la Légion d’honneur- croix de guerre 1939-1945 – médaille des évadés,) en préambule de ses « souvenirs de 1939-1945 »: A nos enfants, à leurs enfants et ainsi de suite…. »

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L’Ecole des Roches de 1899-au début des années 1970

 

« L’Ecole des Roches cent ans d’histoire, images et paroles d’hier, d’aujourd’hui et de demain. » édition 2001



 

Cet ouvrage édité à un nombre d’exemplaires confidentiel donne un condensé de l’aventure des « Roches » pour ses créateurs , ses professeurs et ses élèves . Peu connue du grand public dans la réalité de son histoire et du caractère exceptionnel de son mode de fonctionnement, cet ouvrage édité en 2001 pour le centenaire de l’Ecole des Roches en 1999 en est le témoignage synthétique. L’existence de ce document historique est née de l’initiative du président des anciens élèves de l’époque, décédé cette année (2019) , Domique Remont, dont les maisons, la Guiche et les Sablons ont été les siennes durant les 10 ans passés à l’Ecole des Roches à Verneuil sur Avre dans le département de l’Eure en Normandie .

C’est ce même Dominique Remont qui a fait planté en juin 1999, lors de la fête annuelle de L’Ecole des Roches, un chêne face au bâtiment des classes, le « BAT » pour les actuels et anciens élèves, construit en 1961. Ce chêne de petite taille a échappé à la « fameuse » tempête du 25 décembre 1999 qui a fait tomber tous les pins centenaires plantés à la création de l’Ecole dans cette allée qui déservait la maison portant leur nom: La maison des Pins. Ce chêne en 2019, vingt ans après et au moment du décès de celui à l’initiative de sa mise en terre, a fière allure et devrait pouvoir  fêter le prochain centenaire de l’Ecole des Roches en 2099. C’est en tout cas sa mission pour faire le lien entre les anciens et les futurs élèves de l’Ecole des Roches. Comme l’avait voulu Dominique Remont. 

 

 

Pour consulter le livre du centenaire cliquez ici

 

 

 

Emmanuelle Lemetais le trait d’union en couleur entre maison et histoire.

Commande privée réalisée par Emmanuelle Lemetais artiste peintre spécialisé architecture . Paris 15 eme

En physique, l’espace-temps est une représentation mathématique de l’espace et du temps comme deux notions inséparables et s’influençant l‘une l‘autre. Ce sont les deux éléments constitutifs de cet attachement que tout un chacun nous avons pour les lieux qui nous sont familiers ou qui nous ont été familiers. Il en va de nos maisons d’enfance, uniques ou multiples et celles qui suivront ….  . Quoi de plus liant que la maison qui nous a vu nous élancer pour enfin accéder au monde « de ceux qui marchent debout  » ?; celles qui nous ont accompagnés dans nos jeunes années ou qui nous accompagnent encore sans que nous en ayons pour l’instant conscience ?. Ce lien est universel et se déclare clairement à tout âge . Certains mesurent cet attachement presque immédiatement et d’autres bien plus tard, … mais il n’est jamais trop tard pour se rappeler …

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Les membres fondateurs de l’Ecole des Roches ( Verneuil sur Avre /Eure/Normandie)

Vue cavalière de l’Ecole des Roches

« Je crois devoir faire connaître les noms des premiers souscripteurs qui ont bien voulu se joindre à moi pour constituer la capital initial de la société et qui méritent le titre « de fondateurs de l’Ecole ». Ce sont : «Messieurs : Le Vicomte Eugène Vaillant de Glatigny, Alfred Firmin-Didot, Le Vicomte Ch. de Calan, Paul Lebaudy, Pierre Lebaudy, Jules Sigfried, Marc Maurel, Edouard H.Krafft, Olivier Benoist, Olivier Senn, Georges Pierre Raverat, Edmond Marey, P. Lebouteux » E. Demolins tiré de L’Education Nouvelle paru en Novembre 1898 Imprimé et édité  par Firmin Didot et Compagnie Paris 

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Sacré Coeur de Gentilly lié à la Cité Universitaire Internationale de Paris


Sacré Coeur de Gentilly (92) édification en 1936 , séparé de la cité universitaire par le périphérique de paris construit en 1960.
vue du Bld périphérique extérieur de Paris

L’église du Sacré-Cœur de Gentilly est située en bordure du boulevard périphérique entre la porte d’Orléans et d’Italie, bien qu’il y’ait une sortie Gentilly. Son clocher avec ses anges aux ailes déployées interpellent quand l’on emprunte le boulevard périphérique sud de Paris. Son histoire est liée à la création de la Cité Universitaire de Paris qui voit le jour en 1920 et se concrétise avec la Fondation Emile et Louise Deutsch de la Meurthe qui finance les premières maisons pour accueillir les futurs étudiants en 1925.

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Le 56 rue Jacob Paris 6 eme arrondissement: du 24 , en passant par l’Hôtel d’York, pour finir en 56…..

L’Hôtel d’York à partir de 1779, le 24 rue Jacob dès le 18 eme siècle et le 56 depuis.

Cet immeuble du 56 rue Jacob qui fut le siège de la société d’édition Firmin-Didot dès 1810 a été concomitamment le siège de la Science Sociale, revue crée en 1885 par Edmond Demolins avant de créer en 1899 à Verneuil sur Avre, sur la commune de Pullay en Normandie, l’Ecole des Roches . Le lien réel entre les deux éditeurs se matérialisant par cette domiciliation de l’un chez l’autre mais également dans la présence de Alfred Firmin-Didot dans le groupe de la petite dizaine de membres fondateurs de la société créatrice de l’Ecole des Roches. Son château dans l’Eure et la présence de l’imprimerie Firmin-Didot dans le département n’étant qu’un élément supplémentaire.

Puis devenu le 56 après avoir été le 24 mais aussi à partir de 1779 , l’Hôtel d’York. C’est à cette adresse que fut précisément signé le traité d’indépendance des Etats unis le 5 septembre 1783 entre Benjamin Franklin, John Jay, John Adams représentants de la fédérations et David Hartley, parlementaire anglais et représentant du Roi d’Angleterre Georges III. David Hartley résidait précisément dans cet Hôtel d’York pour mener à bien sa mission en ce mois de septembre 1783. Franklin Roosevelt refusant de signer sur le sol Anglais le traité dit « de Paris » que matérialisait juridiquement le 44 rue Jacob, adresse de l’ambassade d’Angleterre à cette époque, le rendez-vous historique de signature eut lieu au 56. Ce qui fait de cet immeuble, du 56 rue Jacob du 6 eme arrondissement de Paris, le point de départ de l’histoire de l’indépendance des Etats Unis d’Amérique. Pour en savoir plus sur l’historique de l’immeuble cliquez ici

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